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La première étude scientifique sur le Freelancing en France avec Claude Tempe et Benoît Ravel

Le travail en freelance est très en vogue depuis quelques années maintenant, et ce un peu partout dans le monde. Pour en cerner les contours et principes fondamentaux, il est nécessaire de l’analyser en profondeur. Pour cela, avec Freelance.com découvrez la 1re étude scientifique sur le Freelancing en France.

Freelancing : de quoi s’agit-il ?

C’est le mode de travail propre aux travailleurs indépendants. Il regroupe les personnes qui mettent leurs compétences au service de personnes ou entreprises, sans être salariées. Vous y trouverez une vaste quantité de métiers tels que : livreurs, chauffeurs VTC, artisans, agriculteurs, commerçants, prestataires intellectuels… Selon Benoit Ravel, PDG Data Storm, il y aurait près de 4,5 millions de travailleurs indépendants en France.

Toutefois, l’étude scientifique menée sur le freelancing se concentrera uniquement sur les prestataires intellectuels, dont le nombre est évalué à 1 million de personnes. Cette catégorie de travailleurs indépendants également connus sous le terme de « consultants » offre ses compétences cognitives aux entreprises contre rémunération.

Comment l’étude a-t-elle été réalisée ?

Cette étude scientifique a été réalisée grâce à un recoupement de données de plusieurs organisations, puis à leur analyse avec l’aide du brillant économiste Stéphane Auray. Il n’était en effet pas possible de considérer les informations obtenues par l’outil statistique public, car il n’est pas adapté à cette étude. Par contre, la concaténation des données de l’INSEE, des URSSAF et du monde de l’emploi a permis d’avoir des informations très précises concernant le freelancing en France.

Les chiffres clés de cette étude

Cette étude a permis de tirer de nombreuses conclusions.

Les métiers les plus représentés

Dans la tranche de travailleurs indépendants étudiée, deux groupes dominent principalement et représentent 50% de la population totale. En premier et contre toute attente se trouvent les consultants qui exercent dans les fonctions supports pour les entreprises. Il s’agit des professionnels des domaines tels que : la gestion des ressources humaines, les finances, le service achat… Ils représentent 27% de la population étudiée. En seconde position, les professionnels des secteurs de l’information et de la communication sont prédominants avec 23%. On y retrouve des disciplines telles que : le marketing digital, l’informatique, l’infographie, la communication… Viennent ensuite les autres disciplines.

La prévalence selon le genre

Selon l’étude réalisée, les hommes représentent les 2/3 de la population totale de travailleurs indépendants en France. C’est une différence majeure comparativement au monde du salariat, où la représentation est de 50% par genre, dans les mêmes fonctions. Cet écart serait dû au fort amour des hommes pour la prise de risques. D’autre part, cette tendance à faible dominance féminine chez les travailleurs indépendants pourrait vite être inversée. Le freelancing offre en effet de nombreux avantages autant pour les hommes que pour les femmes.

Il s’agit principalement de la liberté d’organiser ses journées selon ses priorités, de gérer son temps à sa convenance et de gagner potentiellement plus d’argent. De plus, travailler de chez soi ou à distance est vite rentré dans les mœurs, avec les confinements dus à la covid-19. Lorsque les femmes prendront ces avantages en considération, il est fort probable qu’elles fassent une transition massive du salariat vers le travail indépendant.

Le freelancing selon l’âge

Contre toute attente, les jeunes ne sont pas les plus représentés parmi les travailleurs indépendants. Ce sont plutôt les personnes de plus de 45 ans en général qui dominent, avec un pourcentage évalué à plus de 50%. C’est encore une autre différence marquante comparativement au monde de l’emploi, où ces personnes d’âge mûr représentent environ 30% de la population. Cette différence de prévalence selon l’âge dans le monde du travail indépendant est liée à l’expertise. Le Freelancing est en effet essentiellement basé sur le savoir-faire des consultants. Généralement, l’expertise est obtenue grâce à l’expérience professionnelle acquise au bout de plusieurs années d’exercice de sa profession.

Cela est surtout vrai dans les secteurs d’activité tels que les fonctions supports et la formation… C’est pour cela que les personnes d’âge mûr dominent parmi les consultants, car elles disposent d’une expertise pointue à rentabiliser. De plus, à partir d’un certain niveau de compétences, trouver des clients est bien plus intéressant pour un travailleur que d’avoir un emploi. En revanche, dans les secteurs tels que les technologies de l’information et de la communication, les consultants seront plus jeunes. Cela est lié au fait que ce domaine d’activité est très dynamique et que les jeunes principalement arrivent à suivre les changements rapides de cette industrie. Enfin, il n’existe pas de barrière d’âge en ce qui concerne le freelancing en France et dans le monde en général. Le plus important est de disposer de compétences désirées par les entreprises.

De même, le travail indépendant est un moyen sûr pour ces personnes âgées de rester actives, surtout si elles ont déjà atteint l’âge de la retraite. Dans ce contexte, elles peuvent exploiter leur savoir-faire plus longtemps et gagner des revenus conséquents, qui agrémenteront leur vie de sénior.

Freelance : qu’en pensent les entreprises et leurs cadres ?

Après investigation auprès des entreprises et cadres de ces structures, plusieurs constats ont été faits. Les cadres présentent un fort engouement pour le freelancing et envisagent réellement de s’y engager. Choisir ses propres missions, disposer de son temps et gagner ses revenus sans les partager avec une entreprise sont en effet des avantages très attrayants liés au travail en freelance.

Du point de vue des entreprises, le freelancing est apprécié de façon diverse. Un premier groupe ressent des frustrations face au phénomène de « Big Quit ». C’est une situation dans laquelle des travailleurs rentrent dans une entreprise, acquièrent de l’expérience sur 3 ou 4 années et la quittent pour aller travailler en indépendant. Les sociétés concernées essaient alors de bloquer le développement professionnel de leurs salariés. D’autre part, il existe plusieurs entreprises qui ont compris que le freelancing est la nouvelle tendance mondiale et travaillent activement à s’y adapter. Elles trouvent les meilleurs moyens de collaborer avec les talents qu’elles recrutent par le salariat, le portage salarial et le freelancing. Ces entreprises sont focalisées uniquement sur les compétences des travailleurs.

Quel avenir pour le travail en freelance ?

Comme l’expliquent Claude Tempe et Benoit Ravel, le freelancing a de très beaux jours devant lui en France, avec une hausse de 30% au moins prévue d’ici 2030. Cela porterait le nombre de consultants à 1 500 000 personnes. De plus, ce nombre pourrait absolument exploser si les travailleurs en France adoptent le cumul d’emplois comme aux États-Unis d’Amérique. Ils pourraient ainsi bénéficier de la sécurité de l’emploi et de la rentabilisation de leurs compétences dans des activités secondaires.

Par ailleurs, le freelance gagne en moyenne 40 000 € sur une année. Bien qu’il y ait de nombreux écarts types dans les profils étudiés, ce marché pourrait peser 60 milliards d’euros d’ici 2030. C’est une révolution en cours qui suscitera la création de nouvelles solutions d’accompagnement des travailleurs en freelancing. L’étude détaillée du freelance en France est disponible sur le site de Freelance.com.

Julie Huguet est entrepreneure et présidente d’une capitale French Tech. Passionnée de tous les sujets liés à la transformation, l’innovation ou plus généralement à la tech.

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